Le malade imaginaire

Théâtre
Le malade imaginaire
Texte Molière Mise en scène Michel Didym
Début du spectacle : 20h30
Durée : 2h
Lieu : Grande salle
Tarif B : de 16 à 27€
à partir de 12 ans
Chorégraphe : Jean-Charles Di Zazzo
Avec : Michel Didym, Agnès Sourdillon, Pauline Huruguen, Johanna Nizard, Bruno Ricci, Jean-Marie Frin, Barthélémy Méridjen, Didier Sauvegrain, Lou Vilgard
Scénographie : Jacques Gabel
Décors : Théâtre National de Strasbourg, CDN Nancy-Lorraine
Costumes : Anne Autran. Modiste Catherine Somers. Couturières Liliane Alfano, Éléonore Daniaud. Réalisation costumes Théâtre de Liège/Séverine Thiébault.
Lumières : Joël Hourbeigt
Musique/Son : Philippe Thibault. Enregistrement et mixage Bastien Varigault, avec le Quator Stanislas : Laurent Causse, Jean de Spengler Bertrand Menut, Marie Triplet.
Collaborations artistiques : Maquillage, perruque Catherine Saint Sever.

Le Malade imaginaire est l’ultime comédie-ballet de Molière, une sorte d’oeuvre testament. Après la 4e représentation en février 1673, dans sa loge du Palais Royal, Molière demande une chaise à porteurs pour rentrer chez lui. Il a perdu beaucoup de sang lors de la dernière scène et est exténué. Ce sera sa dernière nuit.

C’est dans un contexte de brouille avec Lully, son ami et complice depuis 10 ans, et malade de la tuberculose, que Molière écrit cette dernière pièce autour d’Argan. Veuf, il est remarié à Béline qui simule envers son époux des soins attentifs, en attendant de pouvoir hériter. Il se fait faire des saignées, des purges et prend toutes sortes de remèdes, dispensés par des médecins arrogants et peu scrupuleux. Toinette, sa servante, lui dispense des conseils pleins d’ironie où elle se moque du ridicule des médecins. Angélique, sa fille, aime Cléante au grand dépit d’Argan qui préférerait la voir mariée à un médecin. Pour les tirer d’affaire, Toinette recommande à Argan de faire le mort. Elle appelle sa femme qui manifeste sa joie d’être débarrassée de son mari devant celui-ci. Toinette appelle ensuite Angélique qui elle, manifeste un chagrin sincère. Argan arrête aussitôt son jeu et accepte l’union de sa fille avec Cléante, à la condition que ce dernier devienne… médecin !

Molière s’attaque à mots couverts à la faculté de Médecine réactionnaire de Paris et soutient les thèses des modernes. Ses paroles contre le mariage forcé sont limpides. La place qu’il donne à la femme dans la société ouvre le long chemin de combats futurs.

La mise en scène de Michel Didym donne des signes de modernité très précis, notamment par une création musicale on ne peut plus contemporaine et par une série d’anachronismes vestimentaires ou « sociologicomédicaux » qui donneront, à n’en pas douter, du grain à moudre dans le sablier temporel des spectateurs !

 

Mentions obligatoires

Production CDN Nancy-Lorraine, La Manufacture, Théâtre National de Strasbourg, Théâtre de Liège, Les Célestins Théâtre de Lyon. © Éric Didym.

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