GENES
COMPAGNIE FRANCK MAS
Du 24 octobre au 29 octobre.
Du 27 février au 3 mars.
Auteur et metteur en scène Franc Mas.
Avec Raymonde Palcy et Bradley Fayki.
Franck Mas étudie l’architecture d’intérieur, l’histoire de l’art contemporain et la philosophie à Paris. Il se tourne très vite vers la mise en scène, la scénographie, la chorégraphie et/ou la création lumière de scène grâce à la création de plusieurs opéras : Without Ourselves d’Emmanuel Déruty ; Le Terrain vague de Benjamin Hamon ; Le Sacre du printemps réalisé pour le chorégraphe israélien Yuval Pick ; In memoriam sur le requiem de Fauré, chorégraphié par Philippe Cohen. Franck Mas est également auteur et metteur en scène de théâtre : Tragédie pour deux espaces (éditions du cygne) ; +1 ; Sauf que. Il s’illustre également en tant que plasticien. Son oeuvre et ses nombreuses installations sont présentées en France, en Europe et aux États-unis.
GENES est une pièce qui se construit autour de l’ultime face à face entre une femme d’une soixantaine d’années et son père ou sa mère en fin de vie. GENES s’attache à rendre compte des urgences qu’impose cette toute dernière rencontre. Le personnage mourant n’a pas à être clairement défini. Il incarne la figure de la parentalité. Ce personnage est la clé de voûte unifiant notre histoire passée à celle de notre avenir. GENES, tentative de dialogue entre ces deux personnages, s’articule aussi autour de la notion de silence. Un silence de résistance, de provocation et de moyen de pression pour l’un, un silence de doute, d’interrogation et de colère pour l’autre. GENES est un éloge du détachement.




" Au soir de la vie, vient l’heure des contes
Pas seulement le temps des bilans, des mises à plat et des récriminations, in extremis avant que l’ancêtre ne s’éclipse… Même s’il y a de ça dans le discours puisqu’il faut bien trouver un prétexte à la confrontation. Mais l’exercice ne peut dissimuler un autre besoin, plus secret, obscur à celui-là même qui espère le faire partager. Trouver sa place. Etablir son rang dans la chaîne du temps, son legs dans l’ADN reçu qu’il va falloir peut-être transmettre après, sa voix dans une polyphonie si brouillonne qu’on la redoute cacophonique…
Pour cette échéance terrible, simple mais primordiale, reste à trouver les mots. Sans qu’ils se dérobent ou ne manquent. A capter les images capables de les suppléer. A entendre les sons dont le message se reçoit sans filtre.
Là est le domaine des murmures, des soupirs et des silences chargés. Celui des images retenues et des rêves inavoués.
Le conte y est. " Philppe-Jean Catinchi. Journaliste et critique du Monde.