Goliarda Sapienza raconte son séjour dans une prison romaine pour femmes, en 1980. À 55 ans, désabusée par le monde de l’art et en proie à la pauvreté, elle commet un vol de bijoux. Envoyée en prison, elle redécouvre alors, auprès de prostituées, de voleuses, de droguées et de jeunes révolutionnaires, ce qui l’a guidée et sauvée toute sa vie durant : le désir éperdu du monde. Comme un pied de nez au destin, elle transforme cet épisode d’enfermement en leçon de vie, et en moment de liberté. Car Rebibbia n’est pas seulement une prison. C’est une université paradoxale où se transmettent des savoirs inattendus, faits de douleur, d’humour et de fraternité, un lieu où se tissent des rencontres propices à l’émancipation, et où l’on reçoit des leçons universelles d’humanité. Toutes ces femmes se révèlent dans leurs différences, leurs excès et leurs folies, et nous imprègnent de leur élan vital.
Ce témoignage vivant et contemporain fait entendre la parole singulière, portée par une écriture physique, très sensorielle, de Goliarda Sapienza, autrice italienne peu connue en France.
D’après le roman de Goliarda Sapienza, traduit par Nathalie Castagné. Adaptation Mélanie Pichot en collaboration avec Emmanuel Ray. Mise en scène Emmanuel Ray. Scénographie Emmanuel Ray en collaboration avec Mélanie Pichot. Avec Claire Delaporte, Fabien Moiny, Morgane L’Hostis, Mélanie Pichot. Création lumières Natacha Boulet-Räber. Création son Tony Bruneau. © Rodrigo Gonzalez et Victor Tonelli.
