Louis, 34 ans, revient dans sa famille après une longue absence, pour leur annoncer sa mort prochaine. Malgré la joie des retrouvailles, quoi qu’un peu contenue et maladroite, ce retour provoque chez ses proches de tels incompréhensions et règlements de compte, qu’il n’arrive pas à se confier à eux et repart comme il est venu, sans rien dire.
Guillaume Barbot a choisi de mettre en scène cette pièce dans tout ce qu’elle a de populaire - au sens où l'entendait Jean Vilar - et de lumineux. Donner à voir au spectateur « quelques éclaircies » (le titre initial de la pièce) qui émanent de cette famille qui ressemble à tant d’autres, emplie d’amours maladroits et de contradictions. Une famille qui se cherche pendant un an, entre ces quatre murs aux allures de maison de poupée, laissant visible au spectateur, la solitude des personnages. Une famille qui existe autant par ses mots que par ses silences. Mais tiendrait-elle encore debout sans les murs de cette maison ?
Une épique, visuelle et musicale, où la langue de Lagarce nous porte jusqu’à la fin.
Texte Jean-Luc Lagarce (Éditions Solitaires Intempestifs). Mise en scène Guillaume Barbot. Avec Mathieu Perotto, Yannik Landrein, Élizabeth Mazev, Caroline Arrouas, Angèle Garnier et Thomas Polleri ou Alix Briot Andréani. Dramaturgie Agathe Peyrard. Lumières Nicolas Faucheux. Scénographie Benjamin Lebreton, assisté de Violette Rivière. Créateur sonore Terence Briand et Rodrig De Sa. Vidéo Clément Debailleul. Costumes Aude Desigaux. Direction musicale, composition et arrangement (d’après Radiohead) Pierre-Marie Braye-Weppe. Construction décors atelier du TNP – Villeurbanne. © DR
