Tous les ressorts du vaudeville sont là ! Le valet Figaro - remarquablement interprété par Philippe Torreton - veut épouser Suzanne, convoitée par le comte. Marceline voudrait épouser Figaro, qui a une dette envers elle. Basile, lui, voudrait bien épouser Marceline mais celle-ci n’a d’yeux que pour Figaro. Sans oublier Fanchette, très courtisée, et Chérubin émerveillé par toutes les femmes qu’il rencontre. Sous des aspects faussement légers et badins, Beaumarchais expose ici la lutte des classes, la domination violente des plus riches, les menaces constantes qui pèsent sur les femmes et leur consentement bafoué par les hommes. C’était hier, et pourtant, c’est bien le portrait de notre époque qui se dessine en creux. Alors, comme au temps de Beaumarchais, rions-en plutôt que d’en pleurer !
Ce texte drôle et incisif, porté par une troupe brillante, dépeint sans concession, un monde dont il faudrait s’émanciper, un monde hypocrite, traversé par des rapports de pouvoir.
Adaptation et mise en scène Léna Bréban. Avec Marie Vialle, Éric Bougnon, Grétel Delattre, Salomé Dienis Meulien, Catherine Allegret, Jean-Jacques Moreau, Pascal Vannson, Antoine Prud’homme de La Boussinière, Jean Yves Roan. Assistante mise en scène Ambre Reynaud. Scénographie Emmanuelle Roy. Costumes Alice Touvet. Lumières Denis Koransky. Compositeur Victor Belin. Perruque Julie Poulain. Création sonore Victor Belin et Raphael Aucler. © Ambre Reynaud
