Ni les chiens qui boitent, Ni les femmes qui pleurent

Théâtre
Ni les chiens qui boitent, Ni les femmes qui pleurent
D’après Les Écrits De Frida Kahlo | Compagnie La Course Folle
Début du spectacle : 20h30
Durée : 1h20
Lieu : Grande salle
Tarif C > Cat. 1 : plein 17 € • réduit 11 € | Cat. 2 : plein 15 € • réduit 9 €
à partir de 14 ans
Mise en scène : Laurence Cordier
Adaptation : Laurence Cordier, David D’Aquaro (Le journal de Frida Kahlo, Éd. Du Chêne ; Frida Kahlo par Frida Kahlo, Éd. Points)
Avec : Delphine Cogniard, Paola Cordova, Aline Le Berre, Fabien Orcier
Scénographie : Cassandre Boy
Dramaturgie : David D’Aquaro
Costumes : Augustin Rolland
Lumières : Alix Veillon
Musique/Son : Nicolas Daussy

Monter un spectacle autour de Frida Kahlo était pour Laurence Cordier un prolongement naturel du travail entamé avec les textes d’Annie Ernaux (accueilli au Théâtre), celle d’une aventure intime qui interroge la condition de femme et d’artiste. Quatre corps en scène se font l’écho d’un rapport sensuel et sensible au monde, tout à la fois douloureux et joyeux.

Quatre corps dans tous leurs états, en miroir les uns des autres, pour mieux se cacher ou se dévoiler. Le miroir est permanent dans l’univers de Frida. À la fois métaphore de la vie, il est aussi très concret, comme celui suspendu au-dessus d’elle pendant son alitement. N’ayant comme modèle que son reflet, Frida peindra de nombreux autoportraits, créant ainsi sa propre mythologie. Si l’on connaît Frida Kahlo par la force symbolique de ses peintures, reflets de ses passions et de ses souffrances, on la connaît moins par ses mots. En découvrant sa correspondance et le journal de ses dix dernières années, on est bouleversé par l’intimité troublante dans laquelle s’y expriment sa puissance et sa poésie. Elle écrit comme elle peint, avec un regard trivial et acéré, sans complaisance, à commencer par elle-même. Elle y dévoile son courage face à l’adversité, sa passion dévorante pour le peintre Diego Rivera, mais aussi son humour irréductible face à la maladie et la mort. Son journal, à l’inverse, est une oeuvre à part entière. La question du corps désirant, souffrant, stérile, du corps féminin sublimé à travers la question de « l’enfantement » artistique est omniprésente.

Ce spectacle interroge l’acte de création pour ce qu’il est avant tout : une ode à la vie. Enfermée dans le carcan d’un corps douloureux, Frida transcende ses souffrances dans la création artistique. Un très bel hommage théâtral à la peintre et à la femme.

 

Mentions obligatoires

Production La Course Folle. Coproduction Équinoxe-SN de Châteauroux, Gallia Théâtre-de Saintes, tdc-Théâtre de Chartres, mcB° Maison de la Culture de Bourges-SN (et construction du décor). Projet soutenu par la drac-Centre-Val de Loire, la Région Centre-Val de Loire. Soutien Espace Ligéria de Montlouis-sur-Loire. © Marie Pétry.

septembre 2019
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