Lecture et rencontre
Racine de trois
Texte Pierre Margot. Avec Henri Courseaux, Philippe Catoire et Denis D’Arcangelo.
Début à : 11h
Durée : 1h
Lieu : Petit Théâtre
Entrée libre sur réservation au 02.37.23.42.79
Mise en scène : Antoine Marneur
Texte : Pierre Margot
Avec : Henri Courseaux, Philippe Catoire et Denis D’Arcangelo

Lecture du texte de la prochaine création de la compagnie Théâtre Du Détour, dans une mise en scène d’Antoine Marneur.

L’HISTOIRE
Trois hommes, Croupier, Paname et Mimosa observent un monde en mutation. Les théories sur le temps, les profondeurs du langage, le dérèglement de la nature, la perdition dans l’espace, la signification du pouvoir s’imposent à eux comme autant de questions et d’incompréhensions. Sous-tendus par un instinct de survie atavique, ils débattent sans filtre, crûment de cet univers dont tous les contours échappent à leur discernement. De doutes en questions, de réponses évasives en affirmations incertaines, une soif de destinée s’impose. Dans cette abyssale perte de repères, leur chemin de rédemption les pousse à emprunter une voie inexplorée, celle du retour aux sources. Ils rejoignent la seule certitude qui les habite, celle d’appartenir à la terre nourricière. Après une longue et épuisante traversée, ils s’enfoncent dans une clairière paisible et se transforment en arbre.

Comédie de science-fiction arboricole
sans queue ni montre.
Surtout sans montre.
Quoique.

QUAND ILS NOUS EN PARLENT
Paname, Mimosa et Croupier sont devant un arbre. À moins qu’ils ne soient faces à eux-mêmes. Vous me direz, c’est pareil. Paname, Mimosa et Croupier parlent de tout et de rien. Surtout de rien, me direz-vous. Si vous voulez. Enfin, c’est l’homme moderne qui est chanté dans cette pièce. Ni plus, ni moins. Et n’allez pas me parler du théâtre de l’absurde. C’est du théâtre du réel. Du théâtre de la vérité, de la raison. Ça raconte la vie, tout simplement.
François Morel

Racine de trois est à mes yeux une bien belle réussite, une fable métaphysique profonde cachée sous la fantaisie, c’est d’une grande finesse, fort drôle et baignant dans un climat poétique qui n’est pas en toc,
entre Dubillard et Tardieu avec une pointe de Beckett. L’écriture est épatante, d’une parfaite maitrise, alerte, incisive. L’art du dialogue théâtral est ici à son meilleur et doit d’évidence à l’expérience de comédien
de Pierre Margot. Monté par Marneur, ce texte offrira, j’en suis convaincu, tous les ingrédients d’un bonheur de théâtre pour tous.
Jean-Pierre Siméon

septembre 2021
L
M
M
J
V
S
D
1
2
3
4
5
13
14
15
16
17
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30